Quelques dieux gaulois

Quelques dieux gaulois


Principaux dieux gaulois


Le panthéon gaulois compte près de cinq cent dieux, dont certains ne sont attestés qu'en un lieu unique.
ou Alauna, dieu à l'alouette, compagnon parfois de Lug
Les Alauduni portent son nom.
Anna ou Na
Déesse mère, protectrice des vivants, des morts et des lieux humides, dont le culte, très vivace dans l'ouest, s'est retrouvé dans le culte chrétien à Sainte-Anne, et qui se perpétue dans les pélerinages à la sainte patronne de la Bretagne.
Déesse au sanglier protectrice de la forêt d'Ardennes, elle a par la suite été assimilée à la Diane chasseresse romaine.
Artio ou Arto
Déesse des ours.
Dieu topique d'Aime.
Dieu tutélaire de Belan
 
Appelé "le brillant", dieu puissant de la lumière, dieu médecin, représentant la force de l'homme jeune, fils de Taranis, adoré par des feux allumés à la fête de Belten, au solstice d'été, comme sur les ballons vosgiens, il a été assimilé à l'Apollon romain. Il a souvent été christianisé sous le nom de Saint Michel, et son culte s'est transformé en feux de la Saint-Jean. Son nom a la même racine que le mot latin qui signifie guerre, bellus
 
Déesse parèdre ou compagne de Belenos, elle est par endroits la grande déesse reine, assimilée par la suite à Minerve. Comme Belenos, son nom a la même racine que le mot latin qui signifie guerre, bellus.
Dieu tutélaire de Bormes-les-Mimosas assimilé à Borvo
Dieu des sources bouillonnantes et des eaux chaudes, représenté sous la forme d'un serpent à tête de bélier, il est assimilé à Apollon, sauf à Aquae Calidis où il est assimilé à Mars.
Mercure gaulois au bouc
 
Le père du premier roi, assimilé au Mars romain
Dieu solaire à visage humain jeune et aux bois de cerf, ou simplement cornu, il est le dieu de la fécondité. Il est également le maître du royaume des morts. Il a parfois été christianisé sous le nom de Saint Cornély ou Saint Corneille. Il était le dieu principal des Carnutes.
Il a été assimilé à Apollon ou à Mercure.
Déesse guérisseuse de sources, elle accompagne parfois Apollon.
Dispater ou Dis Pater
Dieu des morts et de la nuit, le père, peu assimilé par la suite à Pluton, il est aussi le dieu de l'eau et des fontaines. Christinaisé, on le représente sous la forme de Saint Pierre, Saint Patrice, Saint Patrocle, Saint Pardoux ou Saint Pourçain.
Déesse de sources sacrées.
Déesse gauloise cavalière, protectrice des chevaux. Elle n'a jamais eu d'équivalent dans le panthéon gallo-romain, ce qui explique que son culte a prospéré plus de trois siècles après la conquête romaine. Son nom vient de epos (cheval, en gaulois, à rapprocher de equus en latin). Vierge, comme Cérès, elle assure également la prospérité agricole.
On la représente sous la forme d'une jeune fille chevauchant une jument, portant parfois une corne d'abondance ou une corbeille de fruits.
Dieu forestier, dieu de la guerre et de la mort violente, mais aussi des récoltes, destructeur et coléreux, il est souvent assimilé au Mars romain ou à Janus bifrons. Son attribut est le gui du chêne.
Dieu solaire, brillant et lumineux, il est assimilé à Apollon.
Son culte est surtout important dans l'est et le nord-est de la gaule, répandu par les légions le long de l'axe Rhône-Saône-Moselle autour d'un sanctuaire des Leuques situé à Grand.
Déesse honorée à Metz-Sablon
Dieu tutélaire d'Evaux
Dieu tutélaire de Lauzun
Mars guérisseur des Trévires.
Leucetios ou Loucetios
L'un des Apollon gaulois chez les Aresaces et les Trévires.
Le dieu polytechnicien, dieu des techniques et des arts, dieu du ciel lumineux, dieu solaire, dieu du commerce et des techniques, est souvent assimilé au Mercure romain.
Il est souvent représenté accompagné d'un animal (coq ou bouc)
Déesse thermale de Luxiol et de Luxeuil
L'un des Apollon gaulois, présent à la source des Roches de Chamalières, Il est le grand fils, un homme jeune au visage poupin. Il peut représenter Belenos jeune.
Appelée après la conquête romaine Matrae, Matres ou Matronae, elles sont, plus encore qu'Epona, les déesses de l'abondance, de la richesse, de la famille. Déesses des eaux, et principalement des sources et des fontaines, guérisseuses, elles ne ressemblent toutefois pas aux déesses-mères romaines. Beaucoup de fontaines consacrées aux Matrae ont été christianisées sous le nom de Sainte Marthe ou de Sainte Marguerite, parfois, mais plus rarement, sous le nom de Sainte Madeleine ou de Sainte Brigitte. Elles ont parfois été assimilées à Minerve, plus rarement à Vénus, Junon, Diane, Cérès ou Cybèle.
On les représente sous la forme de groupes de femmes portant des bébés qu'elles allaitent.
Elles sont symbolisées par trois cercles ou un triangle de sphères, et par l'association de coeur, de palmettes et de fleurons que l'on trouve aujourd'hui dans des sociétés ésotériques modernes.
La triade des déesses-mères se retrouve dans beaucoup de religions des peuples indo-européens.
de genos (fils, mot gaulois), dieu ou héros jeune homme des Leuques
Dieu sanglier qu'on ne retrouve que chez les Lingons
Déesse honorée à Metz
L'un des Apollon gaulois, présent à Alésia
Parèdre de Sucellus à Sarrebourg.
Dieu tutélaire de Narbonne
Dieu des bois, des fontaines et des sources sylvestres
ou Neris, dieu des sources jaillissantes, dieu topique de Néris, de ner (jaillir, source jaillissante)
Il ne faut pas le confondre avec Apollon, dont il est parfois proche. 

 
Dieu magicien, gardien du feu, frère du Dis Pater, il est en Irlande, au pays de Galles et en Cornouaille le maître des écritures sacrées (les oghams). Il est représenté sous la forme d'un vieillard tenant un arc et une peau de bête, tenant enchaînés par les oreilles des hommes prisonniers. Il a souvent été assimilé à l'Hercule romain. Il a été christianisé en Bretagne sous le nom de Saint Yves.
Parèdre de Mercure dans la mythologie gallo-romaine, la plus puissante des déesses-mères gauloises, elle porte également la corne d'abondance ou la bourse.
Déesse de rivières sacrées (de sawk, sacré), comme la Saône ou la Sagonne 
Déesse tutélaire de Moingt
Déesse guérisseuse de la Seine, probablement une Divona locale, son nom vient de sawk (sacré)
Déesse mère du Mont-Dore, assimilée lors de la romanisation à Minerve, puis lors de la christianisation à Sainte Catherine
Dieu tutélaire de Saincaize 
Elle accompagne les Apollons indigènes, et en particulier Grannus. Par endroits, elle a été assimilée à Hygie, parèdre d'Apollon, Valetudo ou, plus tard, à Cybèle. Elle est représentée seule à Bordeaux, Corseul et chez les Médiomatriques.
On la représente généralement coiffée d'un bandeau portant un serpent.
ou Smertrius, dieu tueur de serpents, protecteur des troupeaux, souvent assimilé à Hercule ou à Mars, il est porteur d'une massue et parfois ailé.
On le trouve entre autres au Donon et à Deneuvre.
Déesse tutélaire de Soulosse, honorée également à Bourges
Dieu au maillet et au chaudron, protecteur de la fécondité, il fait jaillir les sources sylvestres en frappant le sol de sa masse. Il a été assimilé à Sylvain ou à Vulcain.
On le représente sous la forme d'un vieillard ou d'un homme d'âge mûr, vêtu à la gauloise d'une tunique à capuche, de braies et de bottes, et portant un maillet et parfois un chaudron, souvent accompagné d'un chien. Il est souvent accompagné de la déesse Nantosvelta. Contrairement aux autres dieux gaulois, qui ont leur équivalent en Irlande et au pays de Galles, on ne le trouve qu'en Gaule. 
 
Dieu gaulois du ciel, du tonnerre et de la foudre, également de la pluie, d'essence royale, souvent assimilé au Jupiter tonnant romain, père de Belenos, il est souvent accompagné d'un cheval, ou d'un cheval à tête humaine. Il est symbolisé par des esses, une spirale, un triscèle, qui représentent le soleil, et plus tard avec roue et lion. Il est présent à Tonnerre, Bourg-Saint-Andéol et Tournon sous le nom de Turnos.
On le représente portant une roue enflammée.
Tarvos Trigaranus, ou dieu au taureau, est surtout présent dans les territoires séquanes, lingons, helvètes et les peuples rhénans, où il accompagne fréquemment Teutates et surtout Esus.
Souvent assimilé après la conquête romaine au Mercure ou au Mars romains, il est le dieu central de la mythologie gauloise, le dieu totémique de chaque tribu. Il représente la tribu au sens actuel de nation, l'union des hommes dans la paix (Mercure) comme dans la guerre (Mars).
Le Teutates des Arvernes a un nom qui se rapporte directement au nom de la tribu, Arvernus.
Teutates est symbolisé par une tête de bélier et un corbeau, deux esses horizontales symétriques représentant le bélier, ou une accolade ou un V aux extrêmités spiralées.
Son nom vient du nom celte de la tribu, teuta, que l'on retrouve en français dans le mot tout.
Déformé, le mot teuta a donné leur nom aux Teutons, LA tribu, ensemble de peuples germaniques habitant le nord de l'Allemagne actuelle. Le mot Teuton a lui-même donné le nom allemand de l'Allemagne, Deutschland, ainsi que le nom que les Anglo-Saxons donnent aux Néerlandais, Dutch et le mot ancien tudesque qui désigne les Allemands en langue d'oïl, ainsi que le nom de la partie germanophone de la Lorraine du Nord, la Lorraine Thioise.
Audun
Nom générique des déesses tutélaires de villes religieuses, souvent liées à des sources sacrées jaillissantes ou des fontaines.
Ainsi, Tutela Vesunna est la protectrice de Vesona, Andarta est la protectrice des Voconces.
"Le blanc", l'un des Apollon gaulois, présent à Essarois
Dieu tutélaire de Vens 
Dieu assimilé à Apollon.
Dieu assimilé à Mercure que l'on trouve dans le nord-est de la Gaule, à Besançon, autour de Nancy, dans l'est de la Moselle et en Allemagne dans le Bade-Wurtemberg. Son nom signifie "le voyant", celui qui a don de double vue, ou "le savant".
L'un des Apollon gaulois, présent à Vichy.
Dieu au cerf, l'un des Mercure gaulois, présent au Donon.
Outre les déesses-mères, les diverses formes des religions issues du réservoir indo-européen conçoivent la divinité suprêmes sous forme de triades de dieux ayant des fonctions complémentaires. Les principales triades adorées en Gaule sont, selon les régions: Esus / Teutates / Taranis,triade sanguinaire, dans l'ouest, Ogmios / Cernunnos / Belenos dans le centre, Sucellos / Nantosuelta / Maponos à l'est.

Dieux romains équivalents


La religion des druides, menacée sous l'empereur Tibère (14-37 de notre ère), fut interdite sous Claude (41-54), et les dieux gaulois furent assimilés à des dieux romains qui leur ressemblaient plus ou moins.
Dieu solaine, jeune, fort, guérisseur, son culte a prospéré en Gaule dès le I° siècle avant notre ère.
Plusieurs dieux gaulois peuvent être considérés comme équivalents plus ou moins à Apollon:
— Belenos,
— Borvo,
— Atepomarus chez les Bituriges,
— Grannos à Grand,
— Matuicos à Poitiers,
— Mogounos à Montiers-sur-Saulx (55),
— Siannus au Mont-Dore,
— Vindonnus (le Blanc) à Essarois,
— Virotutis à Vertus et aux Fins,
— Vorocius à Vichy,
— Panthée, dieu adolescent dont on ignore le véritable nom gaulois, représenté sous les traits d'un jeune homme portant dans une hotte les grands dieux de la mythologie, ou comme le Cupidon romain, et dont le culte s'est répandu au I° siècle de notre ère de la basse vallée du Rhône, dont il est originaire, vers les régions rhénane et mosane. Ce Panthée est parfois assimilé à Mercure.
Dans les villes thermales des Arvernes et des Bituriges, Apollon est également assimilé au dieu guérisseur Esculape, lui aussi d'origine romaine.
En Gaule, on le représente souvent accompagné de sa parèdre gauloise Sirona ou d'autres parèdres, comme Bricia à Luxeuil.
Le culte d'Apollon apparaît chez les Leuques au début du II° siècle avant notre ère. Il est présent sur les monnaies leuques avec une lyre et portant un torque autour du cou.
Apollon a souvent été christianisé sous le nom de Saint Paul.
Dieu du vin, il a fait l'objet d'un culte après la conquête romaine.
Il faut noter que ce sont les Romains qui ont introduit la vigne en Gaule; elle n'y était pas indigène. Mais elle s'est très vite répandue à partir de la conquête de la Provincia, d'abord par la vallée du Rhône, et dès le I° siècle de notre ère elle avait atteint l'Aquitaine, la Bourgogne et même la vallée de la Moselle.
Compagne de Sylvain ou plus souvent seule en Gaule, elle est la déesse de la chasse. En Gaule, c'est par consonnance qu'elle a été approchée de Di Anna, la grande déesse mère, de divos (sacré).
La Diane du Donon s'appelle Secate, assimilée à la grande déesse celte Rigantona ou Rigani que l'on ne trouve nulle part ailleurs en Gaule, mais qui est présente chez les Helvètes et dans les îles.
Dieux jumeaux accompagnés d'un cheval, fils de Jupiter et de Léda, ils guident le passage de la mort à la vie du Dis Pater.
Dieu guérisseur, associé aux fontaines et aux sources, il est romain et a été amené en Gaule dès le I° siècle de notre ère par les légions. Si son culte est bien présent dans les villes de garnison et les vici routiers, il a peu été assimilé par les populations locales et n'a jamais à proprement parler été considéré comme appartenant au panthéon gallo-romain, sauf à Vichy où il est assimilé à Apollon. Il est représenté sous les traits d'un homme mûr, voire vieux, à demi drapé d'un manteau à la grecque qui lui laisse un bras et le torse nus.
Alors que dans le sud de l'Empire et à Rome son culte est associé à celui de sa fille Hygie, on ne trouve qu'une fois en Gaule l'association, et encore seulement sous la forme d'un autel votif offert par un légionnaire.
Présent à Evaux-les-Bains, Martres-Tolosanes, Seurre avec sa fille Hygie, Santenay, au mont de Sène, associé à Mercure, Aix, Avignon, Riez avec Apollon guérisseur, Reims, Vichy, Arles, Vienne, Aoste, Hambach en Allemagne, ainsi que dans les limes et le long de l'axe Rhône-Saône-Moselle. A Riez, le culte d'Esculape a remplacé celui d'Apollon; ils n'ont probablement jamais été honorés ensemble.
Après la conquête romaine, le culte au demi dieu guérisseur a remplacé ceux à Ogmios et à Smertios, mais aussi à des dieux très locaux, comme Saxanus.
Pour implorer une guérison, le malade dépose un ex-voto représentant l'organe malade dans la fontaine du sanctuaire au dieu.
Epouse de Jupiter, son culte a parfois remplacé cela de la grande déesse mère gauloise Di Ana.
Principal dieu de la triade capitoline (Jupiter Jovien, Junon, Minerve), son culte fut florissant après la conquête romaine et a sans doute préparé l'arrivée du christianisme en Gaule.
Plusieurs dieux gaulois peuvent être considérés comme équivalents plus ou moins à Jupiter:
— Taranis
— un cavalier dit "à l'anguipède", barbu et triomphant, tonnant lui aussi, que l'on trouve surtout dans les pays rhénans et mosans
— Dispater
Jupiter a souvent été christianisé sous le nom de Saint Julien ou Saint Jean.
Mars a souvent été christianisé sous le nom de Saint Marc, Saint Martin, Saint Marcel, Saint Médard ou Saint Mard.
Plusieurs dieux gaulois peuvent être considérés comme équivalents plus ou moins à Mercure:
— Cotis,
— Lug,
— Teutates,
— un dieu panthée présent à Anost,
— Vosegus du Donon,
Mercure a souvent été christianisé sous le nom de Saint-Michel.
Son culte a par endroit recouvert celui des déesses mères gauloises.
Dieu des forêts et des sources moussues, son culte a remplacé celui de Sucellus.
Avec ou sans Eros, son culte n'existe pas en Gaule avant la conquête romaine. Déesse des sources, guérisseuse chez les Lingons, elle protège l'amour, mais aussi les enfants.
Dieu des forges et des forgerons, il a fait l'objet d'un culte après la conquête romaine.

Quelques dieux orientaux


Ces cultes ont été introduits en Gaule par les légionnaires après la conquête par Rome des contrées d'où ils sont originaires
Son culte a remplacé celui du taureau à trois cornes dans la vallée du Rhône.
Le culte de Mithra est apparu en Gaule au cours du II° siècle, à Lyon, en même temps que des rites d'inhumation issues d'Anatolie.

5 votes. Moyenne 3.80 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×